Vue globale

Le Luxembourg a un marché du travail particulièrement dynamique. De 2000 à 2014, l’emploi a progressé de 50%. A titre de comparaison, sur cette même période, l’emploi n’a augmenté que de 6% dans l’ensemble de l’UE, de 11% en Belgique, 6% en France et 7% en Allemagne. Même la crise économique n’a pas sur arrêter le développement de l’emploi au Luxembourg. Elle n’a fait que freiner l’évolution.

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Cette hausse exceptionnelle de l’emploi a en très grande partie été nourrie par l’afflux de travailleurs étrangers. Là il s’agit à la fois de personnes de nationalité étrangère qui viennent s’installer au Luxembourg pour y travailler et de personnes qui résident au-delà des frontières grand-ducales et qui se rendent quotidiennement sur leur lieu du travail au Luxembourg. Au début de l’année 2015, 28% des salariés au Luxembourg sont des résidents de nationalité luxembourgeoise, 27% des résidents de nationalité étrangère et 45% des travailleurs frontaliers.

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Sur les quelques 400 000 travailleurs au Luxembourg, 94% ont un statut de salariés. Parmi ces salariés, 93% disposent d’un contrat à durée indéterminée.

Environ un salarié sur 10 travaille dans le secteur des banques et des assurances. A l’heure actuelle, Les secteurs les plus dynamiques sont l’information et la communication, la santé et l’action sociale ainsi que les activités spécialisées etc. 8% des salariés travaillent dans l’industrie manufacturière. A l’heure actuelle, l’emploi dans ce secteur est en léger déclin.

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Au sein du secteur privé, le groupe ArcelorMIttal, avec un effectif de 4 260 personnes, reste l’employeur le plus important au Luxembourg. Suivent le groupe POST Luxembourg (4 230), le groupe Cactus (4 150), le groupe CFL (4 060 ) et BGL BP Paribas (3 890).

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Le taux d’emploi des personnes âgées de 20 à 64 ans s’établit à 72.1% en 2014, si bien que le Luxembourg a presque atteint l’objectif de 73% fixé dans le cadre de la stratégie Europe 2020. Ainsi, le Luxembourg se situe au-dessus de la moyenne de l’Union Européenne (69.2%), au-dessus de la France (69.4%) et de la Belgique (67.3%) et en-dessous de l’Allemagne (77.7%).

De 2004 à 2014 le taux d’emploi est passé de 67.7% à 72.1%. Cette hausse est due à une participation croissante au marché du travail des femmes et travailleurs âgés. Entre 2004 et 2014, le taux d’emploi des femmes est passé de 56.2% à 65.5% et le taux d’emploi des personnes âgées de 55 à 64 ans est passé de 30.4% à 42.5%.

En dépit de cette évolution favorable de l’emploi, le chômage n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Le nombre de demandeurs d’emploi a plus que doublé entre 2006 et 2014, en passant de 8 965 (moyenne annuelle) à 17 213 en 2014. En 2014, le taux de chômage mesuré selon les normes du Bureau international du travail (BIT) s’établit à 5.9%, largement en-dessous de la moyenne de l’Union européenne, qui est de 10.2%, et en-dessous des taux mesurés en Belgique (8.5%) en France (9.9%). En revanche, l’Allemagne affiche un taux plus faible, à savoir 5.0%.

Le chômage touche surtout les personnes peu qualifiées. En effet, 67% des demandeurs d’emploi ont un niveau de formation qui ne dépasse pas le secondaire inférieur. Les travailleurs « seniors » sont particulièrement touchés par la progression du chômage. La part des demandeurs d’emploi âgés de 50 ans et est passée de 16% en 2006 à 23% en 2014.

Le chômage partiel est également en recul. Le nombre de bénéficiaires est passé de 6999 en 2009 à 1 083 en 2013. Il s’agit là d’un dispositif qui permet de subventionner des entreprises en cas de problèmes économiques conjoncturels afin d’éviter qu’elles licencient des travailleurs. Ce dispositif a été fortement sollicité en 2009 pendant la crise économique et a ainsi permis d’éviter des licenciements massifs.

  • Mis à jour le 20-01-2016